La virtualisation est devenue la technologie dont tout le monde parle en ce moment. Pas qu’un effet de mode mais plutôt une véritable révolution dans la conception des systèmes d’information.
La virtualisation fait donc référence aux technologies qui fournissent une couche d’abstraction entre les logiciels et le matériel. Bien qu’il existe plusieurs technologies pour virtualiser une infrastructure, la plus répandue est la virtualisation matérielle qui consiste à créer une couche logicielle appelé hyperviseur et qui compose le fondement de la virtualisation en supportant les machines virtuelles et en gérant le matériel.
Ce type de produits basés sur un hyperviseur se destinent surtout au milieu de l’entreprise (robustesse et performance) et en particulier à la production. On trouve principalement dans cette catégorie VMWare ESX, Citrix Xen et Microsoft Hyper-V.
Au point de vue d’un simple utilisateur il n’existe que peu d’avantage à virtualiser, en voici tout de même certains:
• Par curiosité (pour voir comment fonctionne la virtualisation)
• Pour tester différents systèmes d’exploitation sans avoir un multi-boot ou plusieurs machines
• Pour simplifier l’administration : plutôt que d’administrer une seule machine avec plusieurs comptes, ce qui alourdit la machine et nécessite des réinstallations complètes, on installe des machines virtuelles. Ainsi le système de base reste minimal et stable, seules les images virtuelles sont modifiées. Chaque utilisateur peut avoir son système d’exploitation préféré sans endommager le reste.
• Pour des utilisateurs avancés qui ont chez eux un serveur: ils vont pouvoir installer des systèmes différents suivant leur besoin en administration.
Mais c’est réellement au niveau des entreprises que la virtualisation est indispensable.
On peut facilement remplacer une dizaine de machines physiques par un seul serveur. Plus l’hyperviseur est puissant, plus il sera en mesure de faire fonctionner un nombre important de machines.
La virtualisation est une solution qui permet donc d’économiser de l’argent qui serait dépensé pour des serveurs n’utilisant pas toute leur puissance. La virtualisation peut à la fois diminuer les coûts pour une entreprise de taille moyenne mais aussi supporter des parcs informatiques de l’ordre de plus de 300 serveurs.
Récemment et avec le développement des smartphones, la virtualisation a pris une nouvelle dimension pour le développement sur les OS mobile.

La paravirtualisation quant à elle cherche à faire croire aux systèmes d’exploitation qu’ils s’exécutent sur une machine physique. La paravirtualisation vise donc à modifier directement les systèmes d’exploitation pour communiquer avec un hyperviseur au lieu de communiquer avec une machine physique.
La paravirtualisation fait donc intervenir un hyperviseur. Il s’agit d’un noyau plus allégé au dessus duquel viendront se greffer les autres systèmes. Contrairement à un système traditionnel la virtualisation est transparente, avec la paravirtualisation, le système invité doit avoir conscience qu’il tourne dans un environnement virtuel ce qui implique d’employer un noyau modifié. L’hyperviseur le plus connu est XEN (Open Source) pour lequel il existe des versions adaptées de Linux, BSD et même Solaris. En terme de performances, la paravirtualisation en offre de meilleures que les machines virtuelles.
L’inconvénient majeur est qu’il est obligatoire d’adapter les systèmes d’exploitation pour chaque couche de virtualisation.









